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Ça mord !

Pour se détendre et profiter pleinement de la nature et de son environnement…

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Maxime

Pour se détendre et profiter pleinement de la nature et de son environnement…

  • Pour toi, Épinal Tourisme c’est : Un territoire marqué par l'histoire, aux ruelles chaleureuses les soirs d'été.
  • Ton plat local préféré, c’est : La tarte à la Myrtille
  • Ton site touristique local préféré c’est : Les Abbayes de Senones

À la bonne heure…

Au milieu de l'hiver vosgien, en mobylette et accompagné d'un ami, nous avions décidé d'aller à la pêche dans un étang pour passer un bon moment au cœur de la nature.

Arrivés dès 7h30 du matin au bord du plan d'eau, le jour n'avait pas encore pointé le bout de son nez, et je pensais que nous nous étions levés trop tôt. Pas grave, nous avons commencé à installer notre équipement. Je me souviens avoir eu du mal à préparer la canne tellement j'avais froid aux mains et aux doigts. J’ai tout d'abord commencé à dérouler ma canne télescopique pour régler ma ligne en fonction de la profondeur de l'étang. Visant tout particulièrement la perche, ce jour-là, mon appât principal fut un vairon vivant esché au bout de l'hameçon. Notre objectif était de trouver un banc de perches d'au moins 25 centimètres.

La chance du débutant, ou pas…

C'est à 9 heures que les premiers rayons de soleil sont apparus et nous ont réchauffé le visage, ce qui nous procura un véritable moment de réconfort. 5 minutes plus tard, la première touche arriva, mon flotteur plongea et, d'un geste sec, j'ai ferré afin de planter l’hameçon dans la gueule de la perche. Après un bref combat, j’ai pu attraper une belle perche de 23 centimètres. Sur cette bonne lancée, j'ai décidé de continuer à pêcher au vairon, et j’ai lancé ma ligne exactement au même endroit. À peine posée, une nouvelle touche s’est produite. Nous étions contents d'avoir trouvé un joli banc de perches. D'après mes souvenirs, j'avais pêché, au total, 11 perches mesurant entre 20 et 36 centimètres.

Rencontre inattendue

Vint la douzième touche, et à ce moment-là, j’ai senti que ce n'était pas une touche similaire aux précédentes. En effet, mon flotteur plongea à 30 centimètres en dessous de la surface de l'eau, et il ne réapparut jamais. Sur le moment, j'avais l'impression d’être accroché au fond de l’eau, et j’ai malgré tout décidé de ferrer. Ma canne s'est courbée en une fraction de seconde et la ligne a commencé à se déplacer. J'avais la sensation d'avoir un ours au bout de ma ligne. Rien à faire, je n'arrivais pas à la décoller, même de quelques centimètres. La chose avait bel et bien décidé de rester au fond de l'eau. Le moulinet de ma canne fit du bruit comme jamais et environ 30 mètres de fil furent bientôt sortis.

Un moment inoubliable

Au total, ce combat dura une demi-heure, et c'est seulement à la fin que le poisson se montra. Un énorme brochet était venu se nourrir de perches, et je peux vous dire que j'ai eu de la chance, car l'hameçon tenait fragilement au bord de la gueule du poisson et, de ce fait, il ne pouvait pas rompre le fil à l'aide de ses fines dents pointues. C’est ainsi grâce à la position de l'hameçon que j'ai pu avoir ce beau brochet, car il aurait pu couper facilement la ligne s’il l'avait abordée d'une autre manière. Je suis donc rentré chez moi avec un brochet d'un mètre pour 6,5 kg. C’est pour cela que la pêche peut nous apporter d'incroyables surprises.